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27.06 - 03.10.2009

Y vivre… :
31e Estivales photographiques
du Trégor

Didier Ben Loulou
Scarlett Coten
Denis Dailleux
Floriane de Lassée
Pierrot Men

Couverture du livret des 31 èmes Estivales Photographiques du Trégor, Y vivre, 2009

Après Ailleurs autrement en 2002, c’est à nouveau une invitation au voyage que lance l’Imagerie pour les Estivales Photographiques du Trégor 2009. Jérusalem, Le Caire, Madagascar, le Sinaï, Shangai… sont au programme de la manifestation qui regroupera 6 expositions sous l’intitulé Y vivre.
Certains se sont installés dans leur pays d’adoption au plus près de leur sujet comme Didier Ben Loulou à Jérusalem ou Denis Dailleux au Caire. Scarlett Coten a patiemment sillonné les dunes du Sinaï pour s’imprégner du quotidien des Bédouins et nous en offrir portraits et lieux de vie. Floriane de Lassée explore et vit les nuits des mégapoles. Pierrot Men enfin témoigne du pays, Madagascar, la « Grande île » où son père, d’origine chinoise, est venu vivre.

La Jérusalem que nous dépeint Didier Ben Loulou est une Jérusalem de signes et d’histoire, de soleil et d’ombre, de vie et de ruines. Une Jérusalem d’avenir aussi marquée par les jeux d’enfants. Une Jérusalem aux murs sculptés par le temps comme sont sculptées par la matière du tirage Fresson les images de l’auteur.
Denis Dailleux, qui vit au Caire depuis quelques années en poses longues et patientes nous présente en grands formats couleur une vision inédite de l’Égypte.
Loin des clichés pour touristes pyramidaux, c’est un « peuple pauvre mais un peuple digne, un peuple drôle et émouvant, un peuple généreux, un peuple de princes véritables » (Alain Blottière dans la préface de Fils de Roi, Gallimard) que le photographe nous invite à aimer avec lui.

Scarlett Coten, si elle ne vit pas parmi les Bédouins du Sinaï, a porté lors de nombreux voyages, un regard amical sur les femmes et les hommes du désert.
Ici, si la tradition est présente, ses modèles tentent d’y échapper… Le voile certes, mais aussi les lunettes de soleil, la cigarette et le sourire complice.
Pierrot Men nous décrit une société – Madagascar – en pleine mutation où le camion géant croise l’âne et la carriole, où la décharge se transforme en terrain de jeu. Ses tirages noir et blanc aux nuances subtiles – « Men », »la lumière » dans la langue de son père d’origine chinoise, a créé le plus grand laboratoire photographique de Madagascar – sont autant d’instants décisifs.
Floriane de Lassée s’est fondue dans la nuit des villes. De Tokyo à New York ou Shangai, elle observe, silhouette diaphane immobilisée au premier plan par l’open-flash, les tentacules démesurées de ces pieuvres nocturnes. Comment peut-on y vivre ? semble-t-elle nous dire.

Enfin une exposition collective Regards sur la ville regroupera des extraits de la collection de l’Imagerie : de New York (William Klein, Jean Bizien) à Palerme  (Letizia Battaglia), de Paris (Bogdan Konopka) à Lorient (Bernard Plossu)…

Didier Ben Loulou:

Jérusalem

« C’est en 1991 que j’ai commencé à travailler sur Jérusalem. J’ai poursuivi cette quête quotidienne jusqu’en 2006. Son aboutissement est un livre et un corpus de 124 images. C’est une toute petite partie de l’ensemble des planches existantes et de la matière que représente cette folie, constituée de plusieurs milliers d’images.

Être à Jérusalem c’est pouvoir explorer une ville matricielle, un lieu d’origine ou chacun suppose que quelque chose lui appartient. C’est remonter image après image aux mythes fondateurs. C’est tourner les pages du Livre et avancer sur les lieux mêmes où cette Histoire s’est déroulée. C’est constater – où que nous portent nos pas – qu’ il y a eu sur le Mont Moriah l’épreuve d’Abraham, le chemin de croix de Jésus dans la via Dolorosa, et que Mahomet avec sa jument s’y est envolé vers la Mecque. Lieux saints, territoires de sainteté, géographies métahistoriques, interprétations apocalyptiques, visions messianiques, Jihad.
La Bible nous raconte aussi les prophéties, celles qui feront de Jérusalem une ville de paix pour toutes les nations. J’aime parfois relire celle de Jérémie et de son amandier en fleurs Pourtant que de souffrance dans le quotidien de ses habitants, de douleurs et de larmes. Le sang qui coule à Jérusalem comme partout ailleurs dans le monde ne sera jamais sanctifié. La haine l’emporte sur la paix, les gens au nom de Dieu sont prêts à tous les sectarismes et fanatismes. Ville de paix: Yerouchalaïm ou encore la Sainte comme disent les musulmans?
C’est à l’intérieur de ses murailles et dans sa périphérie la plus proche que j’ai oeuvré.
Je passe d’un quartier à l’autre en jouant, sur cet échiquier miné le rôle du fou. Échec et mat. je n’en suis pas sûr. Au bout du compte. il ne reste que quelques images et sur 3000 ans d’histoire, ces quinze années pèsent peu. Finalement ce que j’ai tenté c’est de descendre au plus près de ces mythes fondateurs et de constater la manière dont ils agissent encore et toujours sur ses habitants et en cela. Jérusalem a été pour moi une sorte de microcosme d’exploration. Je n’ai cessé de faire une photographie qui ne tend pas à la représentation, mais à l’identification des choses. La vie peut être éprouvante dans cette cité, j’y ai rencontré beaucoup de souffrance de part et d’autre. Des visages croisés disent la peur et l’attente mais aussi le désir. Parce que la vie a toujours le dessus sur la grande Histoire. Le jeu des enfants comme cette petite fille sur sa balançoire l’emporte sur la terreur et la fureur du monde.

Dans sa préface au Bleu du ciel,  Bataille se demande : « Comment peut-on perdre du temps sur des livres à la création desquels l’auteur n’a pas été manifestement contraint? »
Je ne cesse de photographier par manque de choix et sous la contrainte des lieux et des êtres, seule la douleur me fait avancer. Je ne saurai jamais photographier un simple naysage nour sa beauté ou sans la présence de l’être humain. »

Didier Ben Loulou, mars 2009

Né à Paris en 1958, il suit des études d’histoire de l’art et s’initie à la photographie.
Il s’établit à Jérusalem en 1993. Les méandres de la vieille ville, la diversité de ses origines et la pluralité de ses appartenances formeront alors le territoire d’exploration du photographe.
Il publie Jérusalem,éd. Panama en 2008 et vient de débuter un nouveau projet sur Athènes: les peuples du voyage mêlés à l’immigration de masse, la rencontre du tiers monde ver celle du quart monde sous les périphéries de la capitale.
Lauréat de la Villa Médicis hors les murs en 1995. Il est représenté par la galerie Hagalleria.

 

Scarlett Coten:

 

« Il est six heures du matin en ce mois de février et c’est bien la première fois que je traverse une frontière à pied ! Cela me procure un vrai sentiment d’aventure. Je quitte Taba dans un taxi bondé, radio cassette à fond, et me laisse emporter tout à fait éveillée vers l’inconnu. Une route déserte file au raz de l’eau, cernée à l’ouest par les montagnes du Sud Sinaï. De loin en loin, quelques cabanons plaqués sur un ciel pur, en face à quelques brasses, l’Arabie Saoudite. Seul un paquebot reliant la Jordanie partage la mer du ciel. Dehors, une étroite bande de plage, des hommes en robes et keffiehs, quelques chameaux, un porche monumental en bois ouvert sur un horizon de sable. La mer Rouge est turquoise, une ampoule se balance au dessus d’un billard, le vent apporte l’odeur de la mer et les chansons d’amour se perdent par les fenêtres ouvertes.

Terminus Tarabin, petit village côtier. Aïd, le chauffeur, me dit qu’il est bédouin, j’accepte son invitation et m’installe chez l’un d’eux, dans un cabanon posé au pied de l’eau. Deux hommes, de passage, me proposent de les accompagner dans leur village, à une journée de piste d’ici, au milieu du désert. Ils sont joyeux et prévenants, fiers de me faire découvrir leur univers. Le lendemain coincée entre eux sur la banquette avant d’un pick-up bringuebalant, la traversée me coupe le souffle. Le village est une addition de maisons éparses, posées sans logique apparente. Basses, rectangulaires, toits de tôle ondulée, courettes extérieures. Quelques poteaux électriques. Pas de cafétéria ni de gare routière. Ici on est invité ou on est perdu. J’ai un petit frisson à l’idée d’être ainsi démunie de mon libre arbitre. Mais l’accueil est impressionnant. Les femmes effleurent de la main les fronts inclinés des hommes, puis me saluent d’une poignée de main posée aussitôt sur le coeur. En quelques secondes, un bout de toile cirée à même le sable, un plat commun, un gobelet qui fait le tour de l’assemblée, et entourée de quelques hommes qui parlent un langage que je ne comprends pas, je me sens à mon aise et heureuse.

C’est le début d’une longue histoire d’amour entre ces gens et moi, entre ce pays et moi. Jour après jour je photographie mon voyage. Mes décors sont le désert, nos déplacements, les escales. Mon fil d’Ariane ce sont eux. Je photographie ceux qui m’invitent, ceux qui demandent, tous ceux qui posent. Les gestes, les rires remplacent la parole. Ici on vit au présent. La photographie est une rareté pour eux et mon appareil ne les laisse jamais indifférents. Une joyeuse complicité s’installe. Les hommes plaisantent dans des poses lascives, les femmes font voler leurs voiles noirs brodés de perles flamboyantes. Certains n’ont jamais vu d’étrangère, on réclame ma présence. Je rentre dans le rythme, je me fonds. J’obtiens la confiance des femmes qui se livrent dans leurs décors intimes. Dans leurs robes vives, entre une pendule en forme de coeur et un palmier stylisé sur le mur, les bédouines posent avec tout le sérieux et l’attention qu’une expérience nouvelle exige. Elles fument, soulevant d’une main le voile. J’aime ces gens gais, curieux qui posent consentants. Avec délectation. Alors, entre réalité et fiction, je témoigne de mon expérience, suivant le fil de mon aspiration, où jeu et mise en scène nous réunissent, au-delà de nos propres cultures, pour un moment de bonheur partagé. À chaque retrouvaille, je suis accueillie par ces mots : still alive !
Ces photographies sont l’illustration de l’humour, de l’enthousiasme, et de la modernité d’un peuple méconnu. Oublié, menacé, mais vivant. »

Scarlett Coten, avril 2009

Après des études à l’École Nationale de la Photographie d’Arles, elle s’installe à Barcelone, puis à Paris. De 2000 à 2002, elle réalise : Still Alive, sorte de carnet de route onirique à travers le désert du Sinaï qui montre à travers portraits et lieux de vie, le passage entre tradition et modernité. Une plongée dans l’Égypte méconnue des bédouins dont elle nous livre des images pleines d’humour et de connivence qui font l’objet de l’exposition de l’Imagerie après une « relecture » en diptyques.

Expositions : Biarritz, Festival International de la photographie et du voyage ; Madrid, Foto Espana ; Galeries Fnac (Paris, Barcelone, Alicante, Marseille, Lyon, Toulouse, Perpignan…) ; Guangzhou, Chine, Guangdong Museum of Art ; Aichi, Japon, Pavillon des Nations Unies ; Paris, Maison de l’Unesco :« Bedouin Tribes », Septembre 2005….

 

PIierrot Men:

Madagascar

« À quoi reconnait-on un poète ?
À un regard posé sur le monde.
À cette attention particulière portée au sujet traité.
À l’humanisme évident qui se dégage de l’oeuvre. Pour tout cela, Pierrot Men est indubitablement un poète de la photographie. On peut parler d’une oeuvre pour l’ensemble de ses photos, il nous livre un monde fait de douceur et de finesse. Chacun de ses clichés est une véritable composition qui témoigne d’un émerveillement sans cesse renouvelé au monde. Car il faut voir Pierrot Men au moins une fois au travail pour comprendre la profondeur de cette passion. Une étrange douceur faite de concentration et d’innocence vient illuminer son visage : le poète. Le photographe fait partie de ce monde qu’il capte, l’île de Pierrot Men est en lui-même. C’est la grande île qu’il raconte dans un déclic plein d’émotion et de bouffée d’air pur. »

Jean-Luc Raharimanana

Né en 1954, Pierrot Men vit à Madagascar (Fianarantsoa) où il a créé le laboratoire Labo Men, l’un des plus grands laboratoires photographiques de l’île. Ses photographies noir et blanc, toutes de nuances et de lumières, nous décrivent le quotidien d’une société malgache en pleine mutation.

Il a participé à de nombreuses expositions à travers le monde dont les Rencontres Internationales de la Photographie Africaine de Bamako ; les Alliances Françaises d’Afrique du Sud, de Tanzanie, du Rwanda, de Namibie… ; en France : à la Maison Robert Doisneau de Gentilly, au Musée d’Auxerre, à « Chroniques nomades » de Honfleur, au Carré Amelot de la Rochelle, à la Maison Européenne de la Photographie (Photographes Africains par Revue Noir), à l’Hôtel de Ville de Tours…
Ses photographies ont été publiées dans différents ouvrages dont l’Anthologie de la Photographie Africaine, éditions Revue Noire Madagascar, la grande île secrète, éditions Autrement ; Un jour dans la vie de l’Afrique, éditions Filipacchi ; Africa Inside, éditions Noorderlicht…
Exposition présentée avec le concours de Bernard Descamps.

Denis Dailleux:

Fils de Roi – Portraits d’Égypte

« Tawfiq Al-Hakim, écrivain égyptien, était fasciné par ces gens qui se déclarent « Fils de Roi: Partout les va-nu-pieds te disent : « Tu sais qui je suis ?’, et sans même attendre une réponse de ta part, avec grand sérieux et se gardant de toute fanfaronnade, les mots fusent et t’ébahissent : « Je suis fils de roi ». Si vous avez connaissance de la langue arabe, chaque Égyptien est un personnage. »
Albert Cossery, cité par Alain Blottière, préface de Fils de Roi, Portraits d’Égypte, Gallimard

Fruit d’un travail patient et amoureux, construit depuis une quinzaine d’année, la série Fils de Roi, Portraits d’Égypte de Denis Dailleux révèle, à travers une photographie exigeante et respectueuse, une relation unique à un pays et à un peuple.
Alain Blottière écrit dans la préface du livre que viennent de publier les éditions Gallimard :
« Denis Dailleux est le digne photographe de l’Égypte qui vaut d’être aimée. Fragile et menacée, peut-être déjà mourante, elle reçoit de son art un écrin d’une rare délicatesse, et surtout d’une grande intensité. Tout y est. […] Tout ce qui, soudain, fait chavirer d’émotion, trouver beaux les paysages, les rues et les passants que l’on croise. Tout ce qui fait aimer encore l’Égypte. »

Né à Angers en 1958, Denis Dailleux suit, après des études d’horticulture, une formation photographique à Toulouse.
Très vite, il s’oriente vers le portrait, photographiant sa grand-tante Juliette, les aïeux de son village natal du Maine-et-Loire puis les enfants de la banlieue parisienne avant de découvrir Le Caire.

Transporté par l’atmosphère de cette ville et par la rencontre avec les habitants des quartiers populaires, Denis Dailleux y séjourne fréquemment depuis 1992, pour s’y installer en 2006 . Nombreuses expositions depuis 1990 dont la galerie Camera Obscura (Paris), l’institut Français de Barcelone, La Passerelle (Gap), le Centre Atlantique de la Photo de Brest, la galerie de Visu de Marseille…
Denis Dailleux a été lauréat du World Press Photo.
Il a publié Fils de Roi, Portraits d’Égypte, éditions Gallimard, 2008 ; Le Caire, Le Chêne, 2001 ; Habibi Cairo, Filigranes Éditions, 1997.
Membre de l’Agence VU’ depuis 1995, il est représenté par la Galerie Camera Obscura depuis 2004.

 

Floriane De Lassée:

Inside Views

Dans la haute insomnie de la mégapole, éclaboussée de lumières imprenables comme autant d’îlots de solitude, un coeur bat, fragile, humain.
Seule à son balcon, une fine silhouette, plaquée contre la toile des gratte-ciels.
En suspend au-dessus de la ville, une femme prise dans une cage de verre. Solitaire encore, une autre figure blottie dans l’intimité de sa chambre… Il y a quelque chose d’inaccessible dans leur rêverie silencieuse. Comme si la nuit les rendait à elles-mêmes.
Inside Views sont autant de fenêtres ouvertes. Sur le dehors. Sur la nuit, l’autre nuit, n’importe quelle nuit, comme si aucun jour n’était à venir. Sur la ville vorace, tentaculaire, inhumaine, c’est-à-dire sans limites, infinie. Sur le dedans aussi, l’intérieur, le songe, sur soi-même, sur le silence de la solitude, comme une calme souffrance.

« Dans le jour, on ne voit rien, les couleurs s’estompent, les gens s’absentent. Ils sont happés à l’extérieur de chez eux et d’eux-mêmes. Alors, j’attends la nuit, ses couleurs, son intensité, ses vibrations, son silence, ses feux. J’attends l’intimité de la nuit’: Floriane n’en finit pas de regarder tomber la nuit sur les grandes cités du monde. Depuis 2004, de New York à Shanghai, avec la même attention, le même soin, dans des mises en scène savamment orchestrées, elle capture la ville d’en haut.
« Chaque prise de vue est une mise en scène qui nécessite des journées entières de préparation… Rien n’est laissé au hasard. Sauf le hasard lui-même, c’est-à-dire, tout ce qui échappe à mon contrôle : c’est la pluie qui se met à tomber, une fenêtre qui soudain s’éclaire ou s’éteint, un passant imprévu, les feux d’une voiture, le faisceau d’un lampadaire… À chaque fois, il me faut gérer cette part d’imprévu, « l’erreur » qui risque de perturber mes plans et, par chance, enrichir l’image. Je ne sais jamais de façon certaine ce que j’ai photographié avant de développer le négatif, parfois même, avant de faire des grands tirages… »

Chaque image est un diptyque naturel, sans artifices ni retouches, qui juxtapose un premier plan calme, intime, apollinien, où l’on perçoit un être isolé, « tel qu’en lui-même enfin », et un second plan, celui de la ville fourmillante, dionysiaque, irradiée par des ocelles de lumière qui éparpillent l’obscurité. La tension émane de la coexistence, en un seul et même paysage, des contraires : intérieur et extérieur, clarté et obscurité, solitude et nombre, aplat et relief, vide et plein, immobilité et mouvement, silence et bruit, identité et anonymat.
« Peu importe qu’il s’agisse de Paris, New York, Moscou ou Istanbul. Je ne photographie pas des villes, mais La ville, une sorte de ville imaginaire qui habite chaque mégapole. La ville est le produit de la démesure de l’homme, de son génie, de sa folie. Elle l’excède, le déborde. Elle est sur le point de le dévorer ».

Virginie Luc

Née en 1977, vit à Paris. Après une maîtrise en Arts Graphiques (ESAG, Paris), elle suit les cours de l’International Center of Photography de New York (ICP).
Lauréate du Prix « Nazraeli Press » (2007, États-Unis), elle publie Inside views chez cet éditeur en 2008. Expositions à la galerie Philippe Chaume (Paris), Chambre à Part (Strasbourg), Paris Beijing Photo Gallery Pékin, Voies Off Arles…
Elle est représentée par la galerie Philippe Chaume.

Exposition présentée avec le soutien du SERS, Strasbourg.

 

Regards sur la ville

Collection de L’Imagerie [extraits]
Chapelle Saint-Samson/Pleumeur-Bodou

Le fonds photographique de l’Imagerie, initié en 1983, regroupe aujourd’hui plus de 300 oeuvres acquises auprès des photographes ou de leur galerie lors des expositions. Cette collection constitue ainsi au fil des ans la mémoire imagée de la galerie. Un ouvrage édité par Filigranes regroupe sous le titre La Bretagne, collection photographique de L’Imagerie, les oeuvres réalisées dans notre région. L’exposition de la Chapelle Saint Samson de Pleumeur-Bodou propose notamment sous l’intitulé Regards sur la ville, les oeuvres de : Latizia Battaglia, Jean Bizien, Thomas Kellner, William Klein, Bogdan Konopka, Bernard Plossu…