L’Imagerie expose un ensemble significatif d’œuvres photo-vidéographiques d’une jeune artiste Morgane Tschiember. Issue de plusieurs années d’expérimentations sur l’image autant que de méditations plastiques sur la (re)présentation ou la (dé-con)figuration des choses et des êtres, l’exposition de ces œuvres est appelée à faire date dans la jeune carrière de l’artiste.
Cet ensemble imposant par la taille et le nombre des oeuvres exposées a représenté aussi une performance technique pour l’équipe de l’Imagerie.
En effet, la diversité des supports et des motifs visuels ici rassemblés pour la première fois, ainsi que l’hétérogénéité des dispositifs de présentation, de simulation ou de projection, ne feront pas seulement illusion. Cette polymorphie devrait découvrir par endroits le fil d’Ariane que, voici près d’une dizaine d’années, Morgane Tschiember s’est évertuée autant qu’ingéniée à tirer dans sa quête d’une issue hors de la culture 1 .
Hors de son atelier où s’accumulent les fruits plus ou moins aboutis de ses recherches compulsives, ce fil l’a conduit à exposer dans des boucheries par exemple; à bonne distance des lieux d’exposition conventionnels dispersés aux quatre coins de l’Europe où elle n’aura pu jusqu’ici qu’échantillonner ou « faufiler » la profonde unité d’inspiration de son travail, elle aura par ailleurs expérimenté de nouveaux modes d’exposition en investissant par exemple des panneaux publicitaires en plein Paris suite à l’obtention du prestigieux Prix Paul Ricard. Une vidéo présentée à l’exposition rendait compte de ce parcours singulier sur les murs parisiens.
Le travail de Morgane a été remarqué depuis par de nombreux médias notamment lors de la FIAC (Beaux-Arts Magazine…) . Elle a exposé à Paris, en Suisse et aux USA.