imagerie

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14.12.2002 - 01.02.2003

Proximités

Nicolas Comment
Daniel Maigné

Carton de l’exposition de Nicolas Comment et Daniel Maigné, Proximités, 2002

Sous le titre Proximités, L’Imagerie propose  une exposition des photographies de Daniel Maigné et Nicolas Comment.
Contrepoint familial et intimiste des « Estivales Photographiques du Trégor » organisées pendant l’été 2002 par I’Imagerie sur le thème Ailleurs, autrement…, Proximités déroule pour nous une chronique subjective du quotidien : en famille à la campagne entre solitude et tendresse pour l’un (Daniel Magné), fiction intime d’un road-movie amoureux pour l’autre (Nicolas Comment).

Photographe installé dans le Gers, Daniel Maigné y mène l’activité classique de l’artisan, photos de mariage et portraits y côtoient au jour le jour commandes et reportages publicitaires pour les industriels locaux. Mais Daniel Maigné a réussi à ne pas s’enfermer dans ce quotidien, se réservant dit-il des « plages de respiration photographique personnelle ».
Le rugby fut dans les années 80 le premier axe de ce travail d’auteur auquel Daniel Maigné a consacré deux livres. Puis pendant dix ans, il a au rythme lent des saisons observé « les
choses de la vie et ses rapports avec la terre profonde de Gascogne ». Paysages de proximité, jardin familial ou bois environnants, animaux de compagnie ou basse-cour du voisin, jeux d’enfants et promenades familiales…forment la trame d’une œuvre personnelle forte et simple, rythmée par les cadrages serrés du moyen format.

Tendresse et rêve, avec sa compagne pour modèle, sont les sujets de Nicolas Comment qui pratique l’image sous toutes ses formes, en tant qu’auteur-photographe comme pour l’ensemble La desserte dont sont extraites les œuvres exposées à L’Imagerie, mais aussi en vidéo …ou lors de son travail dans une maison d’édition spécialisée en photographie. Je me tiens toujours, dit-il, au seuil de l’intime lorsque je photographie, précisément dans ces moments de vacances, ces instants quelconques, qui constituent pour moi le plus clair et le plus obscur de mon temps. Cette évidence d’approche participe à mon avis de l’essentiel de l’acte photographique : l’amateurisme accepté dans son sens amoureux – l’amateur, celui qui aime. Puis la photographie réalisée, tirée, triée passe pour moi de la réalité à la fiction, de l’intime à l’indifférence.