L’exposition de l’Imagerie se présentait comme un parcours dans dix ans de création commune de ce couple peintre (elle) / photographe (lui) qui ont au fil du temps créé un monde étrange, un petit théâtre imaginaire où les acteurs sont mis en scène dans des décors inspirés de la peinture de la série « Hommage à Edward Hopper » des débuts à la récente « Lost in meditation » où ils revisitent les oeuvres du peintre danois Vilhelm Hammershoi.Au programme également l’enfance (« Contes de fées ») et le couple qui a inspiré les « Voyages d’amour ».
« Les photographies de Clark et Pougnaud ont ceci de particulier qu’elles apparaissent comme de simples portraits en studio, mais ce sont en fait des mises en scène subtiles et sophistiquées dans des décors miniatures.
Ils font poser leurs modèles dans une attitude figée qui souligne l’étrangeté de la scène. Cet artifice augmente le trouble. Les décors se résument à l’essentiel, au symbolique. Ils sont pensés comme des fonds de théâtre devant lesquels se joue une histoire ; comme un roman-photo dont on aurait extrait qu’une seule image, cherchant à stimuler l’imagination de celui qui regarde.»
Nicole Genetet-Morel